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Jean Boggio

Le monde féerique d’un artiste polymorphe.

Jean Boggio a une carrière atypique dans la joaillerie. Son univers s’inspire des contes et des légendes qui ont émaillé son enfance, un style baroque où chaque création ressemble à une petite comptine. Ce joaillier lyonnais, orfèvre de formation n’a que 18 ans lorsqu’il signe ses premières pièces pour Lapidus. En ouvrant son atelier en 1984, il commence à élaborer des bagues monumentales telles de petits univers mystérieux qui peu à peu l’amènent à s’intéresser aux arts décoratifs. Très vite ses dessins d’enfant, revus et corrigés à l’âge adulte, sont remarqués des plus grands tels que Baccarat, Chopard-vaisselle ou Haviland. Plus récemment, la marque Le Bourget s’est adressée à lui pour dessiner une gamme de collants, une nouveauté qu’il s’est fort amusé à réaliser, utilisant pour thèmes « Le chat botté » ainsi que « Le lièvre et la tortue »…
Aujourd’hui Jean Boggio est revenu à ses premiers amours : le bijou et son univers fantasmagorique.

Nathalie Castro
Avant-première mondiale : l’opale hologramme

Après un stage auprès du bureau de dessin de la maison Cartier, Nathalie Castro conçoit des modèles d’une ligne d’orfèvrerie pour la maison Aubry-Cadoret. Elle travaille en collaboration avec Isabelle Langlois, sur une nouvelle ligne de bijoux pour Mauboussin puis intègre en 2002 la maison Dior. Elle y participe notamment à la création de la collection « Bestiaire fantastique » où méduses, chimères, dragons, serpents et salamandres se parent de tourmalines paraïba, de perles keshis et d'opales.
Cette pierre mystérieuse et tribale qu’est l’opale, inspire depuis ses débuts, le travail de Nathalie Castro. Cette jeune créatrice manie l’humour et une certaine impertinence pour des créations riches, originales et touchantes. Avec un goût pour les mélanges de matériaux, d'inspirations, de techniques et nourrissant une curiosité pour de nombreux savoir-faire, elle traduit ses interrogations dans des bijoux « clin d'œil » dont l'esthétique est en perpétuelle agitation.

Philippe Comoy
La joaillerie en héritage.

Dans la famille Comoy, lyonnaise depuis cinq générations, on est joaillier de père en fils…
Philippe Comoy, héritier de cette dynastie, conçoit et réalise des bijoux dans un style purement baroque qui lui est propre. Il donne une nouvelle dimension à ses créations grâce aux techniques de sculpture enseignées aux Beaux-arts. Depuis une trentaine d’années maintenant, il s’est forgé une solide réputation notamment grâce à des modèles de médailles tout à fait originaux. Son talent lui vaudra par ailleurs le titre de lauréat du concours de la création Print’Or 2002. Personnage enjoué et dynamique, la création de bijoux est, pour lui, une fête de tous les sens. La féminité, la sensualité, la générosité sont autant de qualités chères à cet artiste-joaillier qui aime concevoir chaque pièce selon les souhaits de ses clients, et sous leurs regards complices.

Lydia Courteille
Féminité, Talent, Audace

Une rencontre fortuite avec un antiquaire fait d’elle une collectionneuse de bijoux anciens. Dès lors elle arpente la planète, visite mines et marchés, et, abreuvée de sensations, de couleurs, d’histoire, elle laisse vagabonder son imaginaire pour donner naissance à ses propres créations. En femme libre elle impose les volumes, elle assume les couleurs et les contrastes parfois violents, et ose les matières. La tradition est pour elle une source d’inspiration mais en aucun cas un but en soi. Elle va de l’avant, ne s’arrête pas et ne se répète jamais. Prescriptrice, les tendances, Lydia Courteille ne les suit pas, elle les devance allègrement. Dans son monde, la prosaïque notion du « vendable » n’existe pas. Place est faite au grandiose ! Le comble du luxe n’est-il pas de porter un bijou si gros, si brillant qu’il semble faux ?

Sylvain Gallier
La plus pure expression de l’artisanat

Séduit par le sentiment d’intimité qui émane de la peau et du bois découpé de l’établi de joaillier, intéressé par les pierres, Sylvain Gallier suit après son bac, les cours de l’école syndicale de la BJO. Son diplôme obtenu, il apprend et exerce son métier dans de grandes maisons telles que Vassort, Chaumet, Mauboussin et travaille pendant de nombreuses années pour Dior et Jar. La passion qui l’anime se nourrit tout autant du plaisir de construire, comme une métaphore de sa construction personnelle : échafauder, anticiper, être rigoureux (« La Musique du Hasard » Paul Auster) que du plaisir de créer. Sylvain Gallier a comme désir profond de donner vie à des objets sensibles ayant une âme, capables de laisser une trace, à travers un métier qu’il conçoit comme de l’artisanat pur, sans assistance autre que l’œil et la main. C’est aussi le sens de son engagement auprès des Meilleurs Ouvriers de France.

Géodésique
Le design, entre mode et histoire

Géodésique est une marque fondée il y a une dizaine d’années par un couple de créatifs japonais : Mayuli Morishita et Yuji Kojima. Mayuli a débuté sa carrière professionnelle en tant que décoratrice d’intérieur avant de devenir designer de bijou pour le compte d’une société japonaise de mode. Elle a ensuite été responsable de la création des bijoux Jean-Paul Gaultier. Yuji, quant à lui, est un designer passionné de philosophie et de littérature française. Responsable de l’atelier, il ne souhaite pas que le travail y soit divisé. Ainsi chaque ouvrier participe indépendamment à l’intégralité du processus fabrication, ce qui selon Yuji donne de l’âme au bijou. Yuji et Mayuli sont fascinés par l’histoire, notamment le Moyen-Âge. Ils ont retrouvé la maîtrise de techniques anciennes comme les émaux et les cloisonnés. Ils aiment la douceur de l’or mat et les tonalités de l’argent vieilli par le temps.

Eyvia Gioielli – Luca Ronco
L’eau, source d’inspiration

« Eyvia gioielli » voit le jour en 1992 d’après le concept du maître joaillier Luca Ronco. A travers ses créations dotées d’une forte personnalité, Luca se propose de transmettre sa manière de penser. Sa philosophie unique et particulière naît de l’observation et de la méditation continue face aux empreintes que la nature a su marquer au cours des siècles sur les rochers polis par l’action de l’eau impétueuse des rivières, de l’émerveillement face aux trésors que les eaux des fleuves et des mers nous offrent : les gemmes et les perles. « Eyvia » signifie eau en patois valdôtain : l’eau des torrents qui s’écoule en tourbillonnant, qui bondit et rebondit parmi les rochers et les troncs d’arbres, donnant vie sur sa surface à toute sorte de formes suggestives. Celle-là même qui inspirait déjà les anciennes peuplades celtiques et plus tard les habitants de la Vallée d’Aoste, dans leurs créations artistiques.

Eric Humbert
Le bijou spirituel et magique

A Strasbourg, dans son atelier proche de la cathédrale, Eric Humbert perpétue l’œuvre de son père, maître joaillier. Doué en dessin, attiré par les bijoux et les belles pierres, il confirme son talent en obtenant son brevet de maîtrise. A 32 ans, il prend les rênes de la boutique-atelier et donne libre cours à son imagination. Son inspiration, il la trouve en restant attentif au monde qui l'entoure. Il renoue avec le bijou fétiche en lui donnant une dimension spirituelle et magique. De Madagascar aux Etats-Unis, en passant par l'Amérique du Sud, l'Afrique Australe, l'Australie et la Polynésie, ce joaillier globe-trotter a besoin d'évasion pour créer. Pour ses créations, il recherche l'harmonie car la beauté est, pour lui, une question de proportions.

Frank Jaïs pour Terre de Pierre
Un gemmologue globe-trotter taillé pour l’aventure

Trois années d’études et des voyages à travers le monde ont donné à Frank Jaïs l’apprentissage des qualités et de la diversité des gemmes. Un comptoir créé au siècle dernier à Biarritz a confirmé le plaisir de sa clientèle à porter ses créations. Esthète et passionné, il sillonne le monde pour acheter ses pierres dans les mines du Brésil, du Vietnam, de Madagascar… Il marie ensuite les formes et les couleurs pour ses créations, mettant ainsi en valeur la taille et l’éclat des gemmes. Ses bijoux en or ou en argent sont volumineux et font renaître tour à tour une antiquité ou un moyen-âge à sa manière, façon «Terre de Pierre ».

Jean Christophe
Membre des Grands Ateliers de France

De son enfance en Charente, auprès d’une mère sculpteur et d’une grand-mère artiste-peintre, il conserve la passion de l’art et du dessin. Après sa formation à l’école Nicolas Flamel à Paris, il entre chez les plus grands (Chaumet, Poiray…) et travaille pour les plus prestigieuses maisons de la place Vendôme tels que Cartier et Bulgari. Il définit lui-même son style comme un jeu sur les formes et les couleurs, les pierres et les matières. Sans jamais se prendre au sérieux, il imagine des pièces audacieuses, géométriques, originales, intemporelles. Bijoux phares du joaillier, les bagues, portent des noms évocateurs : la « Scandaleuse » au cœur de saphir sur son lit de diamants, la « Clafoutis » dont les saphirs se fondent dans l’or blanc, la « Gorgone » où la turquoise se dissimule sous des volutes de diamants et de saphirs, la « Satellite » une constellation de pierres précieuses…

Danièle-Christine Kremer
Un talent à facettes

Danièle-Christine Kremer, créatrice enjouée, évolue entre design et romantisme, entre noblesse et modernité. Sa vie intense, parsemée d’activités diverses et variées, la fait devenir tour à tour architecte, décoratrice, conseillère en management et ressources humaines ainsi que coloriste. Son sens profond de l’esthétique, l’amène tout naturellement, en 2001 à la joaillerie. Pour les noms de ses bijoux, elle s’inspire de personnages illustres, de ses voyages, de la poésie et de la magie qui émanent de certains mots. Les pierres et les perles que Danièle-Christine Kremer choisit pour ses bijoux, sont la source de son inspiration, elles définissent aussi bien l’orientation que prendront ses crayons que les thèmes de ses créations.

Louis Edouard Le Jeune
Le parti-pris de l’élégance

Rien ne prédestinait Louis Edouard Le Jeune, avec un père chirurgien et une mère comédienne, à devenir joaillier. C’est en accompagnant son frère chez un joaillier, pour l’aider à choisir une bague de fiançailles, que s’offrit à lui l’opportunité de visiter un atelier. Ce fut une véritable révélation.
Depuis l’ouverture de son premier atelier en 1981, Louis-Edouard Le Jeune a cherché à affiner un style sobre et élégant. Fidèle à la tradition et respectueux du passé, il n’hésite pas à proposer des créations très modernes et avant-gardistes. Spécialiste de la bague de fiançailles, il aime accueillir les jeunes couples à la recherche d’une bague unique.
Sa distinction naturelle, son respect des traditions de la haute joaillerie française et son approche sophistiquée de la création, font de lui un moderne artisan du luxe.

Pagliani Joaillier
L’esprit de la Rive Gauche.

Héritière de trois générations de bijoutiers, Nadine Pagliani a souhaité, un jour, créer des bijoux qui lui ressemblent. Elle impose très vite son style ! Dans un esprit à la fois Zen et Art Déco, elle réinvente une joaillerie équilibrée et harmonieuse, où chaque détail révèle au mieux l’élégance de la pièce.
Amoureuse de Paris et de sa rive gauche, inconditionnelle de l’atmosphère des rues qui s’étendent du Luxembourg à Montparnasse, nostalgique d’un Paris où l’élégance et l’harmonie régnaient en maîtres sur les styles, Nadine imprègne ses créations de cette griffe inimitable « Rive Gauche ». Les noms de ses créations elles-mêmes sont un hymne à ces lieux d’exception : Vavin, Panthéon, Médicis, Mazarine… Par la géométrie des formes et la sobriété des tons, Nadine fait de la séduction et du raffinement sa devise.

Patrick de Pertat
Un monde de correspondances

Paysagiste de formation et travaillant dans de grands espaces, Patrick de Pertat est passé au monde intime des bijoux par le lien direct et évident avec la nature que sont les pierres. Au Maroc, il découvre les colliers d’ambre, de corail, d’amazonite, puis lors d’un long séjour à Jaïpur, en Inde, l’immense variété des pierres précieuses et fines. Il commence à créer des bijoux au Maroc en autodidacte et quelques années plus tard, s’initie aux techniques de la haute joaillerie dans un grand atelier de la place Vendôme. Installé dans son propre lieu depuis onze ans, son univers du bijou est sans frontière. Il passe du montage d’un coquillage rare des Philippines, à celui d’un saphir bleu bleuet choisi par ses soins au Sri Lanka, il travaille à partir d’un sceau cylindrique mésopotamien ou élabore une bague de fiançailles…Chaque matière a sa propre vibration, son propre rayonnement, chaque personne rencontrée également. Afin de trouver une harmonie, chaque bijou est une aventure partagée avec celle qui le portera.

Sigomonta
La Joaillierie se lève aussi à l’Est !

Né sur les bords du Danube, à Budapest, Sigomonta est un collectif de maîtres joailliers et designers franco-hongrois qui s’est donné pour mission la recherche sans concession de l`émotion esthétique.
Ce collectif tire son inspiration de l’art magyar revisité sous des formes très actuelles avec une belle qualité de sertissage et de finition. Son emblème, le cœur, se retrouve par exemple, à l’intérieur de toutes les bagues. Dans un style ni tout à fait, bourgeois-bohème, classique-chic,ou femme-sensuelle, mais plutôt tout à la fois, voici des artistes qui, vibrant au rythme des rendez-vous et des imprévus de la vie, aiment à en sublimer les plaisirs.

Nicolas Tourrel
Meilleur Ouvrier de France

Passionné de bijouterie et de joaillerie depuis sa plus tendre enfance, Nicolas Tourrel exerce cette activité à Albi, dans le centre historique. Il devient, en 2004, meilleur ouvrier de France en bijouterie avec la création d’un éventail en métaux précieux qui lui demanda 3500 heures de travail. En collaboration avec Paul Finet, il met au point la Croix de Saint-Jacques de Compostelle et en assure la fabrication. Celle-ci est portée, en souvenir, par les pèlerins du chemin de Saint-Jacques. Dans son atelier, il perpétue par ses fabrications sages ou excentriques, une longue tradition ancestrale. Libérant son imagination des contraintes, Nicolas Tourrel réalise des pièces uniques éblouissantes, allant du bijoux précieux à l’accessoire luxueux comme des serre-têtes, boucles de ceinture, lunettes, boîtes à bijoux…

Umane Créations
Délicatesse et raffinement

Baignée dans l’univers de la joaillerie depuis son enfance, Valérie Brun met depuis longtemps son expérience au service des plus grands noms de la joaillerie française et internationale. Pour donner corps à ses inspirations, elle fonde Umane Créations en association avec une amie de longue date, Anne-Catherine Jund. Si l’une est créative, l’autre suit la production et le développement de leur marque. Ainsi forment-elles un tandem depuis 15 ans. Les Arts Premiers et la nature inspirent Valérie Brun qui, coloriste d’instinct choisit des pierres aux couleurs inattendues et aime créer une alliance entre les contraires. Elle privilégie une approche intuitive des matières précieuses et cherche à transposer la sensation d’origine jusque dans la réalisation, pour conserver au bijou sa poésie et son énergie.

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